Nouvelle rubrique : Mike a testé pour vous !
A midi, pause déjeuner dans un restaurant de bord de route. On accepte de nous servir du poisson grillé, du riz et des légumes en dépit du Ramadan. Notre guide nous fait goûter un drôle de fruit rosé surmonté d'un croissant de lune couleur rouille : il s'agit d'une noix de cajou. L'un de nos compagnons (Mike le fou, pour ne pas le nommer), qui n'a pas entendu qu'il ne fallait pas la goûter cru (il était en train de chasser l'oursin à mains nues dans la mer en contrebas), croque dedans à pleine dents pour instantanément le regretter : sa bouche n'est soudain plus qu'un volcan en éruption, ses papilles gustatives et ses lèvres un Pompéi recouvert de lave en fusion ! "Quand Européen manger fruit défendu, lui toujours frire de l'intérieur", commente Ben-Yamin, sentencieux.L'après-midi se poursuit dans l'enfer climatisé de la Toyota, au son d'une cassette dont personne ne semble pouvoir arrêter le déroulement. "You make me feel brand new", "You will live in my heart forever", blablabla : voilà qui donnerait la nausée si les virages de la route de montagne que nous empruntons ne s'en chargeaient déjà... Enfin, nous arrivons à Gorontolo.
De là, un ferry est censé nous emmener jusque dans les îles Togian, le "paradis sur terre" aux dires du Lonely Planet et du Routard réunis... Seulement voilà, ici, personne n'est pressé et nous nous demandons pendant longtemps si nous allons pouvoir arriver à bon port sans perdre une semaine dans la foulée. Finalement, nous embarquons à 20 heures et passons la nuit dans la cabine de l'équipage pendant que 200 Indonésiens dorment par terre sur le pont, entassés les uns sur les autres dans une chaleur étouffante.Vous avez dit traitement de faveur ? Ce serait mal connaître nos aventuriers, qui refusent bravement d'utiliser les toilettes "Staff only" et se mêlent à la file d'attente de deux heures qui leur permettra de soulager leurs intestins maltraités.
La nuit s'est avérée étrangement reposante. Pas de mal de mer ni d'intrusion intempestive dans notre cabine. Au petit matin, nous allons voir le lever de soleil sur le pont et faisons la connaissance d'un Espagnol prénommé David qui cherche lui aussi à rejoindre les Togian après un périple de trois semaines à Bali, Lombok et Bukanen. Sachez mesdemoiselles que cet hidalgo (qui cherche vainement à concurrencer notre Miguel) a peu ou prou le physique d'un Federer ibérique (tout amateur de tennis relèvera le paradoxe) - mais ne vous excitez pas trop vite pour autant, l'homme drague Mike sur le pont de notre embarcation de pêcheurs au moment même où je vous parle. Mike refuse catégoriquement cette approche et menace d'envoyer le bonhomme par-dessus bord.
Ah oui, on vous a pas dit : on est en plein après-midi et on est encore sur un bateau. Etonnant, non ?
Résumons. Ce matin on arrive après le lever du soleil dans un magnifique port sur une île tout à fait typique de la région pacifique centre-est où nous nous trouverons. Les dernières rumeurs font état d'une pénurie de bâteau pour aller aux Togian. Ah oui, en fait on vient d'apprendre qu'il faut qu'on prenne un autre bateau (peut-être un speed boat ou peut-être un pêcheur) pour maintenant arriver sur la bonne île de l'archipel. Mais d'abord, il faut faire trois heures de route pour partir d'un autre port plus à l'est ! Benyamine gère comme à son habitude tous ces petits tracas couleur locale qui font presque partie du programme. Ah oui, trois heures plus tard on apprend qu'en fait on est toujours sur l'île de Sulwesi, et PAS DU TOUT dans l'archipel des Togian. On vous le dit, ce pays est miraculeux. Toujours est-il que c'est ici que nous trouvons notre charter-boat et que nous embarquons avec le fameux David... Partis samedi matin, finalement nous arriverons dimanche soir. Nos vacances sont un voyage... et vice-versa.
Point nourriture : de manière générale, que ce soit de la viande ou du poisson, notre guide nous propose toujours en accompagnement "dou li". On est pas en Asie du sud-est pour rien, et faut dire que ça cale, mais certains de nos compagnons craqueront-ils avant la fin du voyage ? Notons aussi, que ce midi encore nous essayons la sauce "un pou épissé" qui nous brûle les papilles au troisième degré, dans l'espoir un peu fou de nous y habituer un jour.
Mais trève de blablas, la carte ci-contre vous expliquera notre chemin en détail.
Revenons au présent ; il est 16 heures et les poissons-volant s'enfuient par dizaines autour de nous ; Elsa a définitivement appris une nouvelle langue (elle dit que l'indonésien est la langue la plus facile du monde, mais on lui tire notre chapeau bas) ; les garçons font mumuse à l'avant avec le vent dans les cheveux ; les filles s'épilent ; Marie finit son D. Kennedy ; les indonésiens sont torses nus ; du coup les garçons blancs les imitent (et gagnent le concours des plus gras, ahah bien fait !) ; Jey voit un "énorme aileron dans l'eau" et il reste deux heures de route ; mais surtout, Mike fuit David sur le pont de 3m² - Mike se fera-t-il sauver par Maxime ? Nos aventuriers tout terrain sans frontières arriveront-ils enfin quelque part pour y rester au moins 24 heures ?? Le paradis promis sera-t-il le point d'orgue de leur périple infernal ???
A suivre...

Excellent ...
RépondreSupprimerLa suite , la suite, la suite ......
Elo&Max.
Une petite question pour vous...combien de temps vous avez passé dans les transports (avion, bateau, voiture, sous-marin...) depuis le début de votre périple ?
RépondreSupprimerCourage à vous les aventuriers !
coucou!
RépondreSupprimersuper votre blog
qui fait les textes?
je soupçonne tatal de faire preuve d'un certain acharnement envers mon cousin....
bises à tous céline m
mike et max forment-ils le nouveau couple inattendu de l'été??(cf photo)
RépondreSupprimer